Verbacide(S)

Conte poétique

Thiobane, Amadou Bamba

Livrel (ePUB, HTML, Tatouage), 62p.
(Poésie noire) - ISBN: 978-2-37015-031-8
Verbacide(s) est un texte protéiforme, un monstre qui tient du journal intime, de l'autobiographie, de la critique littéraire, de la poésie, du conte. : « Déjà, je ne sais pas dans quel genre littéraire on pourra ranger ce produit qui est en train de naître. Mais, iconoclaste comme tout bon littéraire, je peux d'ores et déjà parier qu'il sera monstrueux. Je m'y projetterai tout entier et en vrac : j'y serai critique, poète, romancier, conteur. A certains moments, cela va puer l'autobiographie ou le journal intime. Journal où je coucherai, non ce que je ferai ou qui m'arrivera, au jour le jour (cela ne vous regarde pas), mais ce que je penserai, au jour le jour. Un journal intime de mes intimes convictions en somme. Si cela était possible aussi, ce texte serait original ». Tout va y passer finalement, comme le promet cet extrait. Mais en volume, c'est le conte qui y domine. L'histoire littéraire (ou l'histoire du verbe) d'Orphée aux surréalistes en passant par les classiques et les philosophes des lumières est revisitée, travestie (africanisée) et située dans un pays imaginaire : la République Artistique de Saarabaa (RAS) qui, suite à une crise profonde du verbe, deviendra la Saarabeen Anarchical Republic (SAR). C'est dans ce contexte que le procès des « verbicides » aura lieu. Ces assises déboucheront sur le NOSP (Nouvel Ordre Saarabeyeen de la Parole), et la SAR redevient RAS. Tout au long du texte, toutes les occasions sont saisies par l'auteur pour mener une réflexion profonde sur le verbe, la littérature en général et la poésie en particulier. Au total, dans Verbacide(s), l'auteur, professeur de Lettres de formation, se sert du conte pour régler ses comptes et faire un cours ludique d'esthétique des genres et d'histoire littéraire. Chassez le pédagogue, il revient au galop.

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