La littérature camerounaise depuis l'époque coloniale. Figures et esthétiques

Vounda Etoa, Marcelin

Livrel (ePUB, HTML, Tatouage), 556p.
(Recherches africaines) - ISBN: 978-2-37015-604-4
La question de savoir ce qu'est, ou ce que pouvait être la littérature africaine s'est posée avec la lutte des Africains pour leur reconnaissance culturelle et artistique, prélude à l'accession de leurs pays à la souveraineté politique. L'histoire littéraire d'Afrique instruit à suffisance sur les péripéties de cette Odyssée, dont le navire a vogué sur les eaux de plusieurs continents, dans l'espoir de rassembler les ténors de la diaspora noire. En 1963 déjà, J. Jahn s'en préoccupait dans Présence africaine : « ni la langue, ni le sujet, ni la conception, ni le lieu de naissance de l'auteur ne permettent de déterminer avec certitude quelle oeuvre il convient de classer dans la littérature française et quelle oeuvre dans la littérature carthaginoise ». L'évacuation des critères linguistique, thématique et géographique pose ainsi la problématique de l'africanité de la littérature africaine. Cette problématique vaut par transposition pour le Cameroun et se résume à une question : Qu'est-ce qui ferait la camerounité de la littérature produite par des Camerounais ? Littérature camerounaise ou littérature au Cameroun ? La question n'est pas mineure, car elle oblige à une incursion dans l'épistémologie de la littérature, qui seule permettrait de savoir si la littérature est une valeur humaine, au-dessus des frontières linguistiques, géographiques et biologiques, ou si elle est une donnée définissable par une nationalité, une langue ou une géographie.

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