La République au village

Entre logiques locales et dynamique glocale

MBIA, Jean-Paul

Livrel (ePUB, HTML, Tatouage), 433p.
(Essai) - ISBN: 978-2-37015-536-8
Au-delà du choix stratégique (survie économique) tactique (volonté de changement) et névralgique (protection identitaire), l'option du changement prôné par le SDF (à la proximité géoculturelle avec les ressortissants du grand Ouest, majoritaires de ce quartier) a rencontré l'adhésion de ce collège électoral. À l'opposé, mutatis mutandis, les électeurs du continuum urbain rural (les autochtones) bien que fragilisés et atrophiés, eux aussi, par les affres de la crise économique à Mbalmayo, ont opté, dans les urnes, pour le RDPC (triomphe du lien affectif). Ces deux attitudes électorales, adossées sur la fibre ethno régionale, sont contrariées par le vote des ressortissants du Nord (bien que de faible proportion dans le décompte électoral) qui ont tourné le dos à l'UNDP au profit du RDPC. Le vote du continuum urbain rural a été déterminant pour la victoire de Paul Biya à Mbalmayo. La politisation du quartier New-Town à cette époque a fait germer, dans une perspective de compétition politique locale pertinente, le paradigme de l'ethnisme et du régionalisme comme produits de l'activité politique et de l'opinion politique. La globalisation tend à la mise en place d'un marché mondial unifié. Cet espace multisectoriel à l'échelle planétaire s'instille, s'insinue et s'incruste à l'échelle transnationale, nationale et glocale, autrement dit, une mondialisation des choses locales. La compétition électorale à Mbalmayo depuis 1992 a fini par circonscrire au quartier New-Town, une espace glocal agonistique qui, dans une perspective durkheimienne, débouche sur une conflictualité créatrice d'une société politique nouvelle, celle des intérêts coalisés et glocalisés.

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